Thèmes et personnages de roman : pourquoi nous touchent-ils autant ?

Quels romans aident à accepter son corps ?

Les romans qui aident à accepter son corps sont ceux qui déplacent le regard plutôt que de corriger la silhouette : ils racontent des héroïnes qui cessent peu à peu de se juger, qui découvrent que leur valeur ne se mesure pas en kilos et que le miroir le plus sévère est souvent intérieur. Parmi eux, des romans pour adolescentes pleins d'humour comme Les Petites Reines de Clémentine Beauvais ou Dumplin' de Julie Murphy, des classiques de la comédie comme Le Journal de Bridget Jones, des récits plus graves sur la différence, comme Eleanor Oliphant va très bien ou Wonder, et des romans initiatiques qui font de la réconciliation avec soi une aventure. C'est ce que j'ai voulu écrire avec Ada. Voici pourquoi la fiction touche là où les injonctions échouent, quels livres ouvrir et comment les lire pour qu'ils vous accompagnent vraiment.

Accepter son corps : ce que la fiction offre que les conseils n'offrent pas

On nous parle beaucoup du corps, et presque toujours sur le mode de l'ordre : il faudrait l'aimer, le changer, le montrer, le cacher, l'accepter tel qu'il est tout en l'améliorant un peu. Les magazines, les réseaux sociaux et les conversations de salle d'attente fabriquent une rumeur permanente où chacune finit par se regarder avec les yeux d'un jury. Face à ce bruit, un roman fait quelque chose de très différent : il ne vous dit pas quoi penser de votre silhouette, il vous installe dans la tête d'une autre femme et vous laisse éprouver, de l'intérieur, sa honte, ses ruses, ses petits renoncements, puis ses premiers moments de paix. C'est tout le sens des thèmes que je développe dans la rubrique consacrée aux thèmes et personnages de mes romans : l'estime de soi, le regard des autres, la manière dont on se reconstruit. Lire un personnage qui se trouve trop ceci ou pas assez cela produit un effet étrange et précieux : on voit soudain de l'extérieur une sévérité que l'on s'applique à soi-même sans y penser. Quand l'héroïne refuse une invitation à la piscine, ou choisit toujours la même robe sombre, ou se place au bord des photos de groupe, on a envie de lui dire qu'elle se trompe, qu'elle est belle et vivante, que personne ne la regarde comme elle se regarde. Et au détour d'une page, on comprend que ce conseil nous était peut-être adressé aussi. C'est la force discrète de la fiction : la distance qui rapproche. Un essai vous expliquerait les mécanismes du complexe ; un roman vous les fait vivre, puis vous en libère un peu en vous montrant une issue. Il y a aussi, dans la lecture, une forme d'intimité qui compte beaucoup pour ce sujet. Personne ne vous voit rougir en reconnaissant votre propre histoire, personne ne commente vos larmes ou votre fou rire. On peut s'avouer, seule avec un livre, des choses que l'on n'avouerait à aucune amie. Cette confidence silencieuse prépare parfois le terrain à une vraie conversation, avec soi ou avec les autres. Enfin, un roman offre ce que les listes de bonnes résolutions ne donnent jamais : du temps. Une héroïne ne se réconcilie pas avec son reflet en trois étapes ; elle recule, elle doute, elle rechute, elle rit d'elle-même, et c'est précisément cette lenteur, fidèle à la vie, qui rend son chemin crédible. Pour accepter son corps, il faut rarement une révélation spectaculaire ; il faut plutôt une accumulation de petits déplacements du regard, et le roman est un art merveilleusement adapté à ces petits déplacements.

Le chemin d'une héroïne vers elle-mêmeLe regard des autresLe miroir intérieurLa bienveillanceLa réconciliationun retour en arrièreUn chemin sinueux, jamais une ligne droite
Dans les romans qui aident à accepter son corps, l'héroïne passe du jugement des autres à un regard plus doux sur elle-même, rarement en ligne droite.

Roman ou méthode : pourquoi l'histoire touche plus loin

Beaucoup de lectrices hésitent entre un guide pratique et un roman quand elles cherchent un appui, et j'ai consacré un article entier à cette question : roman ou livre de développement personnel, lequel lire pour avancer. Sur le sujet du corps, la différence est particulièrement sensible. Une méthode, même bienveillante, garde souvent un pied dans la logique de l'objectif : elle propose des exercices, des affirmations devant le miroir, des étapes à cocher, et l'on peut vite se sentir en échec de ne pas y parvenir. Un roman ne fixe aucun objectif au lecteur ; il en donne un à son personnage, et vous laisse libre de le suivre ou non. Cette liberté change tout, parce que le rapport au corps est l'un des terrains où l'on supporte le moins les leçons. Des essais remarquables existent, comme Beauté fatale, dans lequel Mona Chollet décortique la pression exercée sur l'apparence des femmes ; ils éclairent les mécanismes collectifs, et je les recommande volontiers. Mais c'est souvent un personnage qui fait basculer quelque chose : une héroïne qui ose enfin se baigner, une scène d'essayage qui tourne au fou rire, une amie qui dit la bonne phrase au bon moment. Imaginons une scène : une femme, dans une cabine d'essayage, se voit sous trois angles à la fois, sous une lumière cruelle, et commence à dresser la liste de tout ce qui ne va pas. Dans un guide, on lui conseillerait de remplacer ces pensées par des phrases positives. Dans un roman, sa meilleure amie tire le rideau, la regarde et éclate de rire, parce que la robe est ridicule, pas elle ; et soudain la honte se dissout en complicité. Cette scène ne contient aucune méthode, et pourtant elle enseigne quelque chose d'essentiel : le regard d'une amie peut être plus juste que le nôtre. La fiction procède ainsi, par situations plutôt que par principes, et c'est pourquoi elle se grave dans la mémoire. Des années plus tard, on ne se souvient pas d'une liste de conseils, mais on se souvient d'une héroïne qui a fini par sortir de la cabine en riant. Il y a enfin une dimension collective que les romans rendent palpable : ils montrent que le complexe n'est pas un défaut personnel mais une expérience largement partagée, et qu'en parler entre femmes, entre amies, entre générations, est déjà une manière de desserrer l'étau. Lire, puis prêter le livre, puis en discuter, c'est parfois le début d'un regard plus doux sur soi et sur les autres.

Mains posées l'une sur l'autre sur un drap de lin, près d'un livre bordeaux fermé : un roman sur l'acceptation de soi
Là où la méthode donne des consignes, l'histoire tend la main : c'est souvent un roman qui nous apprend à nous regarder avec douceur.

Des héroïnes qui apprennent à s'aimer : romans drôles et initiatiques

La réconciliation avec son corps est souvent racontée sous la forme d'un apprentissage, et l'on retrouve là les codes du roman initiatique : une héroïne quitte son point de départ, traverse des épreuves et revient changée. Le plus réjouissant de ces livres est peut-être Les Petites Reines de Clémentine Beauvais. Mireille Laplanche vient d'être élue « Boudin d'or » par un concours cruel organisé sur les réseaux sociaux de son lycée ; plutôt que de pleurer, elle décide, avec Astrid et Hakima, les deux autres « lauréates », de rejoindre Paris à vélo pour s'inviter à la garden-party de l'Élysée, en vendant du boudin tout au long de la route. Le roman est d'une drôlerie irrésistible, et sous l'humour il dit une chose très sérieuse : on peut retourner une humiliation en élan, et le rire partagé est une forme de courage. Dans un registre voisin, Dumplin' de Julie Murphy suit Willowdean, adolescente ronde du Texas, fille d'une ancienne reine de beauté qui organise le concours de miss de la ville ; par défi, elle décide de s'y inscrire. Son histoire parle de la relation mère-fille, du désir, de la peur d'être aimée, et de la musique de Dolly Parton, qui lui sert de boussole. Pour les adultes, Le Journal de Bridget Jones, d'Helen Fielding, reste un classique. On sourit de cette trentenaire londonienne qui consigne chaque matin dans son journal son poids, ses cigarettes et ses verres de vin, prise dans une comptabilité absurde de ses défauts ; mais derrière la comédie, le roman montre avec lucidité combien ces injonctions nous rendent ridicules à nos propres yeux, et combien il est reposant d'être aimée « telle qu'on est ». Ces trois livres partagent une qualité précieuse : ils ne racontent pas une transformation physique, mais un changement de regard. Aucune de ces héroïnes ne « réussit » en entrant dans une taille plus petite ; elles réussissent en cessant de s'excuser d'exister. Pour une lectrice qui se bat avec son reflet, ce détail compte énormément, car il évite le piège du récit « avant, après » qui reconduit exactement le jugement dont on voudrait se libérer. Ils ont aussi en commun l'amitié, cette troupe de complices qui transforme une épreuve solitaire en aventure partagée. Si vous cherchez une porte d'entrée légère, commencez par l'un d'eux : on y rit beaucoup, et l'on referme le livre avec l'impression d'avoir été un peu plus indulgente envers soi-même, sans avoir reçu la moindre leçon.

en route, les reines !
Une bicyclette, une couronne dans le panier et la route devant soi : dans les romans les plus drôles, l'humiliation se change en élan partagé.

Accepter son corps quand il est différent : le regard des autres

Accepter son corps ne concerne pas seulement le poids : il s'agit parfois d'une cicatrice, d'un visage qui ne ressemble pas aux autres, d'une couleur de peau que la société a appris à déprécier. Certains romans abordent ces différences avec une justesse bouleversante, et ils élargissent notre compréhension de ce que signifie vivre sous le regard des autres. Dans Wonder, R. J. Palacio raconte l'entrée au collège d'August, dix ans, né avec une malformation du visage, qui n'avait jamais fréquenté l'école. Le roman donne la parole à plusieurs narrateurs, sa sœur, ses camarades, ce qui permet de comprendre que le regard qui blesse n'est pas toujours méchant : il est souvent maladroit, curieux, effrayé. Eleanor Oliphant va très bien, de Gail Honeyman, suit une jeune femme solitaire, marquée au visage par des cicatrices anciennes, qui vit selon des routines rigides et une étrange assurance ; peu à peu, grâce à une amitié inattendue avec un collègue, elle apprend à se laisser regarder, et à se regarder autrement. C'est un livre drôle, triste et tendre, dont l'héroïne reste longtemps en mémoire. Plus grave, L'Œil le plus bleu, premier roman de Toni Morrison, raconte l'histoire de Pecola, une fillette noire de l'Amérique des années quarante qui prie pour avoir des yeux bleus, persuadée que la beauté blanche la rendrait digne d'amour. C'est un roman dur, à réserver aux lecteurs avertis, mais il montre avec une force rare comment les normes de beauté s'infiltrent jusque dans l'enfance et abîment l'estime de soi. Ces trois livres rappellent une vérité qu'on oublie volontiers : le complexe n'est jamais seulement une affaire personnelle, il se nourrit des regards, des publicités, des remarques entendues à table. En les lisant, on mesure la responsabilité de chacun dans le regard porté sur les autres, et l'on comprend mieux pourquoi il est si difficile de se défaire de certaines hontes. Ils offrent aussi une autre forme de réconfort : découvrir que des personnages aux prises avec des différences bien plus visibles que les nôtres trouvent le chemin d'une forme de paix, sans pour autant nier la douleur. Aucune de ces histoires ne prétend que le regard des autres cesse de blesser ; elles montrent plutôt comment une place à soi se construit malgré lui, grâce à l'amitié, à l'humour, parfois à la colère, et c'est une leçon qui vaut pour chacune de nous, quelle que soit la forme de notre différence.

Ada : accepter son corps comme une aventure intérieure

Couverture du roman Ada, ou comment devenir une fantastibuleuse de Laëtitia KnopikParmi mes propres romans, celui qui porte le plus directement ce thème est Ada ou comment devenir une fantastibuleuse, dont la nouvelle édition s'intitule ADA, quand accepter son corps devient une aventure intérieure. Ada a quarante ans et toute une vie à remettre d'aplomb. Entre une carrière prenante, un regard dur sur son corps et le poids des apparences, elle s'est peu à peu oubliée. Un événement inattendu la pousse à tout reconsidérer, et elle entame un voyage qui ne se mesure pas en kilos, mais en estime de soi. Ce livre est né de mon métier de diététicienne : j'accompagnais des femmes qui souhaitaient gérer leur poids. Au fil des consultations, j'ai compris que beaucoup d'entre elles manquaient bien davantage de confiance que de kilos en trop, et j'ai eu envie de leur offrir une réponse d'une autre nature, une histoire dans laquelle elles pourraient se reconnaître. C'est pourquoi Ada ne contient aucun programme ni aucune méthode alimentaire : il raconte des rencontres inspirantes, des doutes, des rires, et une femme qui redécouvre peu à peu celle qu'elle est vraiment, imparfaite, sincère et profondément vivante. Une lectrice l'a formulé mieux que je ne saurais le faire : « Tout le monde peut se reconnaître dans Ada. On a toutes à un moment donné été en désaccord avec notre corps. » Ce désaccord, justement, j'ai voulu le raconter avec douceur et humour, sans jamais le caricaturer, parce qu'il habite tant de femmes en silence, parfois depuis l'adolescence. Ada n'est pas une héroïne parfaite qui donnerait l'exemple ; elle se trompe, elle se raconte des histoires, elle construit elle-même certains des murs qui l'enferment, et c'est en les reconnaissant qu'elle commence à les franchir. Le mot « fantastibuleuse », inventé pour elle, dit cette part de fantaisie que l'on s'autorise quand on cesse de se juger à chaque instant. Le livre se referme sur une question que je pose à chaque lectrice : êtes-vous prête, vous aussi, à devenir fantastibuleuse ? Je ne la pose pas comme une injonction de plus, mais comme une invitation à vous regarder autrement, avec un peu plus de tendresse, le temps d'une lecture puis, qui sait, un peu au-delà. Vous pouvez le lire d'une traite ou par petites touches, un chapitre le soir comme on s'accorde un moment à soi ; les deux façons me conviennent, pourvu que la lecture reste un plaisir et jamais un devoir de plus sur une liste déjà bien longue.

Comment lire ces romans pour qu'ils vous accompagnent

Un roman ne remplace ni une amie, ni un professionnel, ni le temps ; il ne guérit rien à lui seul, et je me méfie des promesses qui voudraient en faire un traitement. Mais il peut devenir un appui, un compagnon de route, à condition de le lire d'une certaine manière. La première idée est de choisir son moment. Un livre sur le corps lu un soir de grande fatigue, après une remarque blessante, ne produira pas le même effet qu'un livre lu en vacances, l'esprit disponible. Il n'y a pas de bon moment universel, mais il y a des moments où l'on est prête à entendre certaines choses, et d'autres où l'on a surtout besoin de rire : dans ce cas, commencez par une comédie. La deuxième idée est de garder une trace. Recopier dans un carnet les phrases qui vous ont touchée, noter la scène où vous vous êtes reconnue, écrire quelques lignes sur ce que vous avez ressenti : ce geste simple prolonge la lecture et vous permet d'y revenir les jours où le miroir se montre moins amical. La troisième idée concerne ce que j'appelle les films qu'on se fait : ces scénarios intérieurs où l'on imagine le jugement des autres avant même qu'il existe. Les romans rendent ces films visibles, parce qu'on les voit se dérouler dans la tête d'une héroïne ; en les repérant chez elle, on apprend à les repérer chez soi, et parfois à les interrompre. La quatrième idée, enfin, est de ne pas lire seule. Prêter le livre à une sœur, à une amie, à sa mère ou à sa fille, en discuter autour d'un café, proposer un titre à son club de lecture : la conversation qui suit est souvent aussi précieuse que le livre lui-même. On découvre que l'autre, qu'on croyait si sûre d'elle, a traversé les mêmes doutes, et cette découverte libère. Je voudrais ajouter une précaution : certains récits, surtout lorsqu'ils décrivent avec précision des comportements alimentaires ou des souffrances intenses, peuvent raviver des blessures plutôt que les apaiser. Écoutez-vous : si une lecture vous fait du mal, refermez le livre sans culpabilité. Et si le rapport à votre corps vous fait souffrir durablement, un livre peut accompagner, mais il complète et ne remplace pas un accompagnement professionnel ; en parler à un médecin ou à un psychologue n'a rien d'un aveu d'échec, c'est au contraire une belle manière de prendre soin de soi.

Quatre façons de lire pour être accompagnéeiiiiiiivChoisir son momentbesoin de rire ou de pleurer ?Garder une traceun carnet de phrasesRepérer ses films intérieurset parfois les interrompreNe pas lire seuleprêter, en parler
Choisir son moment, garder une trace, repérer ses films intérieurs, ne pas lire seule : quatre pétales pour qu'un roman devienne un compagnon de route.

Et si vous offriez un roman à quelqu'un qui doute de son corps ?

Il existe une manière généreuse de prolonger ces lectures : les offrir. Beaucoup de femmes ne s'achèteraient jamais un livre sur l'acceptation de soi, par pudeur, par crainte de s'avouer qu'elles en ont besoin, ou parce qu'elles pensent que ce genre d'ouvrage n'est pas pour elles. Recevoir un roman d'une amie change tout : ce n'est plus une démarche, c'est un cadeau, et le message implicite est d'une douceur rare : quelqu'un a pensé à elle, et la trouve bien plus belle qu'elle ne le croit. Encore faut-il choisir le bon livre pour la bonne personne, et quelques questions simples peuvent vous guider. Il s'agit d'abord de sentir si elle a besoin de rire ou de pleurer. Une adolescente entrant au lycée sera peut-être plus touchée par Les Petites Reines ou Dumplin', qui parlent son langage et ses réseaux ; une amie de quarante ans, prise entre travail, famille et fatigue, se reconnaîtra davantage dans une héroïne de son âge. Il faut ensuite deviner ce qui la blesse le plus, le regard des autres ou son propre jugement : les romans à plusieurs voix, comme Wonder, montrent la première blessure ; les récits intérieurs montrent la seconde. Si elle traverse une période difficile, préférez un livre lumineux à un drame, et glissez-y un petit mot manuscrit, qui fera peut-être plus d'effet que le livre lui-même. On peut aussi offrir sans rien dire, simplement parce qu'on a aimé un livre et qu'on a envie de le partager ; c'est souvent la façon la plus délicate, celle qui laisse l'autre libre d'y trouver ce qu'elle veut. Imaginons une scène : une mère glisse un roman dans la valise de sa fille qui part étudier loin, sans commentaire. Des semaines plus tard, un soir de solitude, la jeune femme l'ouvre et y trouve exactement les mots qu'il lui fallait. Ce genre de transmission silencieuse est l'une des plus belles choses que permette la lecture. Et si vous avez vous-même un livre qui vous a aidée à faire la paix avec votre reflet, qu'il s'agisse d'Ada ou d'un autre, j'aimerais beaucoup le connaître : ces titres transmis de lectrice en lectrice forment une bibliothèque invisible, précieuse, qui s'agrandit à chaque partage, et dont chacune de nous peut devenir, à sa façon, une passeuse attentive. Une seule question suffit pour commencer : quel roman auriez-vous aimé recevoir à quinze ans, ou à quarante, au moment précis où vous doutiez le plus de vous ? La réponse vous dira peut-être quel livre offrir dès cette semaine.