Salons, dédicaces, rencontres en librairie ou en médiathèque, soirées de club de lecture, heures passées avec une classe : cette page rassemblera les moments où l'on pourra se croiser pour de vrai. Pour l'instant, aucune date n'est annoncée. Plutôt que de laisser une page vide avec un simple « revenez plus tard », j'ai eu envie de vous raconter ce qu'une rencontre peut être, les formats que l'on peut imaginer ensemble, les sujets dont nous pourrions parler et la manière de m'inviter si l'envie vous en prend. Une page d'attente, donc, mais une attente qui a déjà le goût d'un rendez-vous.

Aucune date pour l'instant, et une page qui vous attend

J'ai fait un choix simple : n'annoncer ici que ce qui est confirmé. Pas de rendez-vous « peut-être », pas de salon « à venir » sans date ni lieu, pas de promesse que je ne serais pas certaine de tenir. Quand une rencontre sera fixée, avec une ville, une adresse, une heure et un lieu prêt à vous accueillir, elle apparaîtra sur cette page, avec toutes les informations utiles pour venir. D'ici là, cette page reste ouverte comme une porte qu'on laisse entrebâillée le soir, pour dire qu'on attend quelqu'un. Si vous aimez être prévenue ou prévenu en premier, ma lettre d'information est le meilleur moyen de ne rien manquer : c'est là que je partage les nouvelles de mes romans, les coulisses de l'écriture et, le moment venu, les rendez-vous où nous pourrons enfin nous voir. Et si c'est vous qui avez envie d'organiser quelque chose, la suite de cette page est faite pour vous.

Pourquoi tenir autant à ces rencontres, alors que la lecture est un plaisir si solitaire ? Justement pour cela. On lit seul, sous une couette, dans un train, sur un banc, et pendant des heures on partage avec un personnage des choses qu'on ne dirait à personne. Puis vient le jour où l'on referme le livre, et l'envie d'en parler devient presque physique. Une rencontre avec l'autrice, c'est l'endroit où cette envie trouve enfin une adresse. On y découvre que d'autres ont ri aux mêmes pages, que d'autres ont été bouleversés par la même scène, ou au contraire qu'ils ont lu tout autre chose dans la même histoire. Pour moi, c'est le moment où un roman cesse d'être un fichier sur mon ordinateur et devient une chose vivante, qui appartient désormais à celles et ceux qui l'ont lu.

Dédicace
Une nappe, quelques piles de livres, une fleur qui hésite : il n'en faut pas davantage pour qu'une rencontre commence.

Les formats de rencontre que l'on peut imaginer

Il n'existe pas une seule façon de rencontrer une romancière, et c'est tant mieux : chaque lieu, chaque public, chaque livre appelle une forme qui lui ressemble. Certaines rencontres tiennent en quelques minutes au-dessus d'une table de dédicace, d'autres s'étirent sur toute une soirée autour d'une lecture et d'un débat. Certaines réunissent une poignée de lectrices fidèles, d'autres une classe entière ou les allées bruyantes d'un salon. Voici les formats que j'aime imaginer, comme autant de pistes à proposer, à combiner, à inventer ensemble. Aucun n'est figé, et si votre lieu a ses propres habitudes, je serai heureuse de m'y adapter.

SerencontrerDédicace en librairieun livre, un prénomSalon du livrela foule et les alléesMédiathèquelecture et débatLycée, CFAdès 16-17 ansClub de lecturequestions en cercleLecture à voix hautela voix du texte
Six pétales pour six façons de se retrouver autour d'un livre, du tête-à-tête à la salle de classe.

La dédicace en librairie

C'est le format le plus intime et, peut-être, le plus émouvant. Une table dans un coin de la librairie, quelques piles de livres, et des lectrices et lecteurs qui passent, certains venus exprès, d'autres tombés là par hasard entre deux rayons. On échange quelques mots, un prénom, une anecdote, puis vient ce petit silence où l'on cherche la phrase juste à écrire sur la page de garde. La librairie apporte ce que je ne saurais pas apporter seule : le regard de la libraire, qui connaît ses clients, sait à qui conseiller Ada et à qui glisser Black-out, et transforme une simple séance en moment de quartier.

Pour une librairie, une dédicace se prépare souvent quelques semaines à l'avance : une annonce en vitrine, un mot glissé aux clients fidèles, des exemplaires disponibles le jour venu. Pour vous qui passerez la porte, en revanche, il n'y a rien à préparer du tout. Vous n'avez pas besoin d'avoir lu le livre pour venir me dire bonjour, ni de connaître mes romans par cœur : certaines des plus jolies conversations commencent par « je ne vous connais pas, mais ce titre m'intrigue ». Vous pouvez venir seule, en famille, avec une amie qui hésite encore, et repartir avec un livre, une dédicace ou simplement le souvenir d'un échange entre deux rayonnages.

Le salon et la fête du livre

Le salon, c'est l'inverse de la librairie : la foule, les allées, le bruissement, les enfants qui courent, les stands voisins, les conversations croisées. On y rencontre des lecteurs qui ne vous connaissent pas encore et qui s'arrêtent parce qu'une couverture ou un titre les a intrigués. Un titre comme L'amertume du cacao peut-elle faire fondre les flocons de neige ? a d'ailleurs ce petit pouvoir de faire sourire les passants, qui s'arrêtent pour demander s'il s'agit vraiment d'une romance de Noël. Ces échanges brefs, parfois drôles, parfois étonnamment profonds, sont le charme des salons, et j'aime leur énergie joyeuse.

Beaucoup de salons proposent aussi des temps plus posés : tables rondes, rencontres thématiques, lectures, parfois des séances réservées aux scolaires. Mes romans se prêtent volontiers à ces moments d'échange, qu'il s'agisse de parler de la confiance en soi et du regard des autres, de la mémoire et de la résilience, de la sororité ou du plaisir des histoires qui réchauffent l'hiver. Une table ronde réunissant plusieurs auteurs autour d'un même thème permet souvent des croisements inattendus, et le public y gagne des lectures nouvelles. Si vous organisez un salon, dites-moi quels temps forts vous prévoyez : je vous dirai lesquels me semblent les plus naturels pour mes livres.

La rencontre en médiathèque ou en bibliothèque

Les médiathèques offrent un cadre précieux : du temps, des chaises, un public curieux et souvent fidèle. On peut y imaginer une lecture d'extraits suivie d'un échange, un café littéraire autour d'un thème (l'estime de soi, la mémoire, la sororité), une rencontre croisée avec d'autres lectures, ou une soirée consacrée à un seul roman. C'est le format idéal pour prendre le temps des questions, des vraies, celles qui ne se posent pas au-dessus d'une table de dédicace pressée : comment naît un personnage, pourquoi tel genre plutôt qu'un autre, ce qu'il y a de soi dans un livre. Les bibliothécaires ont d'ailleurs un art de la médiation que j'admire beaucoup.

Une rencontre en médiathèque peut aussi s'inscrire dans un cycle plus large : une saison consacrée aux femmes, un mois autour de la santé mentale et de l'estime de soi, une programmation d'hiver pleine de chocolat chaud et de romances. Mes romans trouvent facilement leur place dans ces fils rouges, et l'on peut imaginer de les faire dialoguer avec d'autres livres des collections, pour que la rencontre ouvre sur d'autres lectures. Pour les lectrices et lecteurs qui viennent, c'est une occasion rare de poser toutes les questions qu'on garde d'habitude pour soi, dans un cadre gratuit, accueillant et ouvert à tous, où l'on peut aussi bien venir en habituée qu'en curieuse de passage. C'est l'un des endroits où la lecture redevient un bien commun.

Le club de lecture

Le club de lecture, c'est une petite assemblée où chacun arrive avec le même livre et une lecture différente. Rejoindre un club qui a choisi l'un de mes romans, en présence ou à distance, c'est accepter d'entendre ce que le texte a produit chez des lecteurs qui ne me doivent rien, et c'est précieux. On y parle des personnages comme de connaissances communes, on se dispute gentiment sur un choix, on avoue avoir pleuré ou, au contraire, avoir levé les yeux au ciel. Pour que chacun garde le plaisir de la découverte, la règle d'or reste la même partout : ne rien dévoiler de la fin à ceux qui n'auraient pas terminé.

Selon mon emploi du temps et vos habitudes, on peut imaginer plusieurs manières de participer : un échange en direct pendant votre séance, des réponses écrites aux questions notées par le groupe, ou une courte lettre lue en ouverture pour lancer la discussion. Les clubs aiment souvent savoir comment une histoire est née, pourquoi tel personnage agit ainsi, ce qu'il y a de vrai derrière la fiction : ce sont mes questions préférées, et j'y réponds avec plaisir tant qu'elles ne m'obligent pas à trahir la fin. Si votre club existe depuis longtemps, racontez-moi aussi ses rituels, ses débats mémorables, ses coups de cœur : c'est une manière de faire connaissance avant même de se rencontrer.

La lecture à voix haute

Il y a quelque chose de très ancien et de très doux dans le fait de lire à voix haute : c'est offrir sa voix au texte, laisser les phrases respirer, les silences s'installer. Une lecture peut ouvrir une rencontre en médiathèque, s'intégrer à une soirée d'association ou devenir le cœur battant d'un moment plus intime. On choisit ensemble les passages, en veillant à ne rien révéler de ce qui doit rester une surprise, et on laisse ensuite la parole circuler. Entendre un texte change parfois la manière de le lire : une scène drôle devient plus drôle encore, une page grave prend un poids nouveau quand elle est dite devant d'autres.

Chaque roman appelle sa propre musique. Les pages d'Ada se prêtent aux sourires et aux silences complices, parce que l'on s'y reconnaît souvent plus qu'on ne l'aurait cru. Celles de Black-out invitent à baisser la voix, à ménager le suspense, à laisser planer l'ombre du passé sans jamais la dissiper. Celles de la romance de Noël appellent la chaleur d'un plaid et le crépitement d'une cheminée, même imaginaire. Pour Non, ce n'est pas rien, on choisit avec encore plus de soin, en privilégiant les passages qui parlent d'amitié, de passion et de courage. Dans tous les cas, la lecture reste une invitation : elle donne envie d'ouvrir le livre, jamais de le raconter à la place du lecteur.

La rencontre au lycée ou en CFA

Enfin, il y a les rencontres avec des élèves, qui demandent une préparation particulière et beaucoup de délicatesse. Non, ce n'est pas rien est accessible dès 16-17 ans, aucune scène difficile n'y étant décrite explicitement, et le parcours de son héroïne, entre CAP pâtissier et alternance, peut parler avec justesse à des lycéens comme à des apprentis. Une rencontre scolaire se construit avec l'équipe pédagogique, en amont, pour que le livre soit lu, compris et accompagné. J'y reviens plus bas, parce que ce format mérite un soin tout particulier.

Une rencontre scolaire réussie se déroule souvent en plusieurs temps : les élèves lisent le roman, en entier ou par extraits choisis avec l'enseignant ; ils préparent des questions, par écrit, parfois de façon anonyme pour que les plus timides osent aussi ; puis vient la rencontre elle-même, suivie d'un temps de reprise avec l'équipe. Les questions des adolescents sont souvent d'une franchise désarmante, et c'est précisément ce qui rend ces échanges si précieux. Enseignants, documentalistes, formateurs : si ce format vous tente, écrivez-moi en précisant le niveau des élèves, le cadre du projet et les personnes relais prévues dans l'établissement. Nous construirons ensemble une rencontre à la mesure de vos élèves.

La dédicace, ce petit moment à deux

On imagine souvent la dédicace comme une formalité : un livre qu'on tend, une signature, un merci. En réalité, c'est l'un des plus jolis instants de la vie d'un roman. Pendant quelques secondes, il n'y a plus que deux personnes et un livre ouvert entre elles. On demande un prénom, on hésite sur l'orthographe, on apprend que l'exemplaire est destiné à une sœur, à une amie qui traverse une période compliquée, à une mère qui adore les romances de Noël. Et soudain, la phrase à écrire change de sens : elle ne s'adresse plus à un lecteur anonyme, elle s'adresse à quelqu'un de précis, avec son histoire, ses attentes, peut-être ses blessures. C'est pour cela qu'une dédicace ne se bâcle pas, même quand la file s'allonge. Chaque exemplaire signé devient un objet unique, qu'on retrouvera peut-être des années plus tard sur une étagère, avec le souvenir de ce jour-là.

Pour vous,
Un prénom, quelques mots, une arabesque : la dédicace transforme un exemplaire parmi d'autres en livre unique.

Ce que j'aime aussi, c'est ce que les lectrices et les lecteurs racontent en attendant leur tour. Une lectrice a écrit un jour d'Ada : « Un livre qui fait du bien, qui redonne le sourire lorsqu'on se regarde dans une glace. » C'est exactement le genre de phrase qui peut surgir au détour d'une dédicace, murmurée presque timidement, et qui justifie à elle seule des mois d'écriture. D'autres viennent simplement dire qu'ils ont accroché dès les premières pages, ou demander si la suite de l'histoire existe quelque part. Certains viennent avec des questions, d'autres avec un silence ému, et tous repartent avec un livre qui porte désormais leur prénom. Si vous venez un jour me voir à une table de dédicace, n'ayez aucune crainte : il n'y a pas de bonne manière de s'approcher, pas de phrase attendue, pas de question trop simple. Il suffit de venir.

Intime ou grand public : choisir le bon format

Chaque rencontre se situe quelque part entre deux pôles : l'intime et le grand public, l'écoute et l'échange. Une lecture à voix haute devant une vingtaine de personnes privilégie l'écoute, dans une atmosphère feutrée ; un club de lecture reste intime mais fait circuler la parole dans tous les sens ; un salon du livre ouvre les portes à un public très large, avec des échanges brefs et nombreux ; une séance avec une classe réunit un groupe plus important, où l'échange est au centre mais doit être soigneusement accompagné. Aucun de ces formats n'est meilleur qu'un autre : tout dépend de ce que vous souhaitez offrir à votre public. Pour vous aider à y voir clair, voici une petite carte de ces formats, que l'on peut combiner à l'envi : une lecture suivie d'un échange et d'une dédicace, par exemple, forme un trio très harmonieux pour une soirée en médiathèque ou en librairie.

IntimeGrand publicÉchangerÉcouterClub de lectureDédicace en librairieLycée, CFASalon du livreLecture à voix hauteMédiathèque
Plus le cercle est grand, plus la salle se remplit ; plus il monte, plus la parole circule dans les deux sens.

Pour choisir, posez-vous simplement deux questions : combien de personnes espérez-vous accueillir, et souhaitez-vous qu'elles viennent surtout pour écouter ou surtout pour parler ? Une petite librairie de village et un grand salon régional n'offriront pas la même expérience, et c'est leur différence qui fait leur charme. Un groupe de lectrices réunies depuis des années n'attend pas la même chose qu'une classe qui découvre un roman pour la première fois. Il n'y a pas de mauvais choix, seulement des rencontres plus ou moins ajustées à ceux qui y participent. Dites-moi ce que vous imaginez, même vaguement, et nous trouverons ensemble la forme la plus juste pour votre lieu et votre public.

De quoi pourrions-nous parler ?

Couverture du roman Ada, ou comment devenir une fantastibuleuse de Laëtitia KnopikMes romans ne se ressemblent pas, et c'est ce qui rend chaque rencontre différente. Avec ADA, quand accepter son corps devient une aventure intérieure, nous pourrions parler de l'estime de soi, du regard porté sur son reflet, de ce chemin qui ne se mesure pas en kilos mais en confiance. Ce roman est né de mon métier de diététicienne, de ces clientes suivies en gestion de poids qui manquaient bien plus de confiance que de kilos en trop, et c'est un sujet qui délie souvent les langues, avec beaucoup d'humour et parfois un peu d'émotion. Avec Black-out, l'ombre du passé, mon drame psychologique, nous pourrions parler de mémoire et d'identité, de handicap invisible et de résilience, et de cette question vertigineuse : que ferions-nous de notre passé si nous devions le reconstituer pièce par pièce ? Un lecteur a résumé son expérience en quelques mots : « Dès le début j'ai accroché. » Je promets de ne jamais dévoiler la fin, même aux plus insistants.

Couverture du roman L'amertume du cacao peut-elle faire fondre les flocons de neige ? de Laëtitia KnopikAvec ma comédie romantique de Noël en Laponie, L'amertume du cacao peut-elle faire fondre les flocons de neige ?, la conversation peut prendre un tour plus léger : le plaisir assumé des romances d'hiver, le cocon d'un feel-good à lire sous un plaid, l'art de croire encore à l'amour quand on l'a vu se briser. C'est une rencontre idéale pour les semaines qui précèdent les fêtes, avec un chocolat chaud à portée de main. Et puis il y a mon prochain roman, plus noir, en cours d'écriture : je peux en parler en termes généraux, raconter ce qui m'attire vers le suspense et pourquoi j'aime passer d'un genre à l'autre, sans rien révéler de l'intrigue. Au fond, toutes ces conversations se rejoignent dans la même conviction : on ne change pas les gens, on leur donne juste envie de se regarder autrement. C'est peut-être le fil rouge de toutes les rencontres que j'aimerais vivre avec vous, des histoires pour comprendre l'humain, et des échanges pour le comprendre un peu mieux ensemble.

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Lire à voix haute, c'est laisser les mots quitter la page pour aller se poser, un à un, chez celles et ceux qui écoutent.

Comment m'inviter

Pour m'inviter, rien de plus simple : écrivez-moi depuis la page Contact du menu, en commençant votre message par un mot qui dit tout (« Librairie », « Salon », « Médiathèque », « Club de lecture », « Lycée »). Racontez-moi votre lieu, votre public et l'envie qui vous pousse à organiser cette rencontre, même si votre projet n'est encore qu'une idée. Je réponds personnellement à chaque message, et je préfère recevoir une invitation encore floue qu'une invitation qui n'ose pas partir. Précisez si vous le pouvez la période envisagée, même approximative, et la ville, pour que je puisse vérifier rapidement si mon agenda d'écriture le permet. Les conditions pratiques de venue (déplacement, organisation de la journée, manière dont les livres seront proposés au public) se discutent ensuite ensemble, simplement et en confiance, en fonction de votre structure et de la distance.

Voici un petit mémo des informations qui m'aident le plus à imaginer votre rencontre. Il ne s'agit pas d'un dossier administratif : quelques lignes précises suffisent souvent à transformer une idée en projet. Si certaines réponses vous manquent encore, dites-le simplement, nous les chercherons ensemble au fil de nos échanges. Vous pouvez aussi joindre à votre message l'affiche d'une édition précédente, une photo de votre lieu ou le programme de votre saison : tout ce qui me permet de visualiser la salle, les chaises, les étagères et les personnes qui viendront rend l'invitation plus vivante, et la réponse plus rapide.

Ce que vous m'indiquezPourquoi cela m'aide
Le lieu et la villePour imaginer l'espace, la distance et l'organisation de la venue
La période envisagéePour la confronter à mon agenda d'écriture, même si rien n'est encore fixé
Le format souhaitéDédicace, lecture, échange, séance scolaire : chacun se prépare différemment
Le public attenduÂge, nombre, habitudes de lecture : pour choisir les extraits et le ton
Le roman ou le thèmePour construire la rencontre autour de ce qui vous tient vraiment à cœur
Les personnes relaisIndispensable pour les sujets sensibles, en établissement comme en association

Autour de Non, ce n'est pas rien : des rencontres qui demandent du soin

Couverture du roman Non, ce n'est pas rien de Laëtitia KnopikNon, ce n'est pas rien, roman inspiré d'une histoire vraie, suit Léna, qui n'a jamais trouvé sa place à l'école et se lance, poussée par ses amies, dans une reconversion en CAP pâtissier, jusqu'à ce que son alternance devienne un piège fait de gestes, de regards et de mots qui brisent. Je l'ai écrit pour libérer la parole des femmes, et en particulier des jeunes femmes qui ont peur ou n'osent pas parler. C'est un roman sur la reconstruction, la sororité et le courage d'écouter sa voix. Les rencontres autour de ce livre, en lycée, en CFA, en médiathèque ou avec une association engagée auprès des femmes, peuvent être très fortes. Elles demandent aussi une vigilance particulière, parce qu'un tel sujet peut faire remonter chez certaines personnes des souvenirs douloureux, parfois jamais formulés. C'est pourquoi j'aime préparer ces rencontres en lien étroit avec les organisateurs, pour que chacun s'y sente en sécurité pour écouter et, s'il le souhaite, pour parler.

Concrètement, je demande toujours qu'une personne relais soit présente ou identifiée : une infirmière scolaire, un psychologue, un CPE, une intervenante de l'association, quelqu'un vers qui se tourner après la rencontre. Un roman peut ouvrir une porte, il ne remplace ni une écoute professionnelle ni un accompagnement. Je rappelle aussi, à la fin de ces échanges, quelques repères essentiels : en France, le 3919 (Violences Femmes Info) est gratuit et anonyme ; le Défenseur des droits peut être saisi en cas de harcèlement ou de discrimination au travail, y compris pendant une alternance ou un stage ; et le 3114, numéro national de prévention du suicide, est gratuit et joignable 24 h/24 pour toute détresse psychique. Glisser ces numéros dans une rencontre littéraire n'a rien de dramatique : c'est une manière de prendre soin de celles et ceux qui écoutent, et de dire que leur parole compte.

En attendant de nous croiser

En attendant qu'une première date vienne habiter cette page, il existe mille façons de faire vivre la rencontre à distance. Vous pouvez lire, bien sûr, et prêter vos livres à celles et ceux qui pourraient les aimer : un roman qui passe de main en main est déjà une petite rencontre. Vous pouvez parler de mes histoires à votre libraire ou à votre bibliothécaire, qui sont souvent les premiers à imaginer une invitation. Vous pouvez proposer l'un de mes romans à votre club de lecture, ou en créer un, à deux ou trois amies, autour d'une tasse de thé et d'un livre commun. Vous pouvez aussi m'écrire, tout simplement, pour me dire dans quelle ville vous aimeriez me voir venir : ces souhaits comptent, et ils m'aident à imaginer les routes que prendront les rencontres à venir.

J'imagine souvent ces rencontres futures comme des scènes de roman encore à écrire. Une librairie un samedi après-midi d'automne, avec la pluie contre la vitrine et l'odeur du papier neuf. Une médiathèque un soir d'hiver, des chaises en arc de cercle, une lampe allumée sur un pupitre et des mots qui s'élèvent lentement vers le plafond. Un salon au printemps, bruyant et joyeux, où l'on s'arrête pour dire bonjour entre deux stands. Une salle de classe, où quelques élèves osent enfin lever la main. Aucune de ces scènes n'est encore datée, mais toutes me semblent déjà un peu réelles, parce que chacun de vos messages les rapproche. Le jour où l'une d'elles prendra forme, vous la trouverez ici, avec son lieu, son heure et une chaise qui vous attend.